1590 : Ni une ni deux, les Sénonais démontent l’armée royale
Publié le 10 mars 2025
Après tout, Henri IV à Sens, c’est juste l’histoire d’un mec qui voudrait bien que tout le monde soit protestant. Que nenni ! En 1562 les Français adeptes de la grande Ligue catholique ne l’entendent pas de cette oreille. Les protestants ? Ils n’en font qu’une bouchée, dans un bain de sang autant le préciser, à commencer par la ville de Sens.
Donc quand ce roi s’est mit en tête de soumettre tous ces gredins en 1590, les Sénonais ont cru à un remake de l’invasion viking. Ils ont direct ressorti lances, épées et gourdins pour se farcir du soldat royal.
Urbs antiqua Senonum, nulla expu.... ?? C’est quoi déjà la devise ?? On s’en fout, on tape. « Il n’y a qu’à se servir dans le tas ! » dixit Obélix. Et c’est ce qu’ils firent les bougres, sournoisement tapis derrière la muraille, certains en haut des tours prêts à en découdre. Après plusieurs assauts, les quelques centaines de soldats édentés allèrent se réfugier dans les jupons du roi.
Pendant ce temps-là, Paris toute frétillante négocie une trêve avec Henri IV. Puis les Sénonais finissent par accepter son autorité mais à condition de pouvoir aller à la messe sans qu’un crétin de protestant ne leur tende la guillotine. Et le roi accepte et devient même catholique. Tout ça pour ça !
Au final, on ne sait pas vraiment ce qui a eu raison de cette guéguerre religieuse, des pots de vins, des promesses.... En tout cas, à Sens, les coups de gourdins y sont sûrement pour quelque chose.
En plus sérieux : 1590 : Quand la population sénonaise s’opposa au roi Henri IV








