Les thermes des Musées de Sens

Salle des thermes des Musées de Sens

Publié le 5 novembre 2024

Ceci n’est pas qu’un amas de pierres, de terre et de poussière... Ceci est la salle des thermes. Il y a plus de 1500 ans, des Sénonais gallo-romains se prélassaient ici même dans une source bien chaude avant de savourer un bon massage, tel des Sénonais du 21e siècle dans un Spa moderne.

Les thermes étaient déjà utilisées par les Grecs au 10e avant J-C, avec un système de chauffage par le sol amélioré plus tard par les Romains. L’hypocauste, du grec hupokauston (brûler dessous), puis du latin hypocaustum (chauffé en dessous ou par le dessous), était un dispositif de plancher chauffant à circulation d’air à très forte inertie. Pour les Romains, qui se sont appropriés cette installation dès le 2e siècle avant J-C, ce lieu servait au soin et à l’hygiène mais également aux relations sociales. Ces installations se sont généralisées à partir du 1er siècle après J-C.

A la fin du 19e siècle, les passionnés d’archéologie sénonaise soupçonnaient l’existence de thermes après la découverte de la façade d’un édifice thermal du 2e siècle. En réalité, il y en avait plusieurs dont une salle mise à jour à l’endroit même où le public peut l’admirer dans les sous-sols des Musées de Sens, qui a d’ailleurs été construit autour de cet édifice en 1985. Il se situent sous l’ancienne prison, près du Palais synodal.

Aussi peut-on lire sur le panneau des Musées de Sens devant l’édifice :

« La baignoire et le voutain en briques, datant du IIIe siècle ap. J-C., largement remaniés au IVe siècle, ont livré un matériel intéressant qui est livré dans les vitrines alentour : de la céramique sigillée lisse et des fragments d’amphores datés du Ier siècle, confirmant l’implantation des vestiges actuels sur des fondations plus anciennes ; des fragments de céramique métallescentes (qui présente en surface des irisations métalliques aux reflets cuivrés ou argentés) du IIIe siècle ; des petits objets en os dont une remarquable série de peignes du IVe siècle, les uns formés d’une barrette centrale avec de part et d’autre une rangée de dents, les autres comportant qu’une seule rangée de dents, surmontée d’un élément triangulaire ; et enfin la céramique médiévale qui montre la permanence de l’occupation de ce site proche de la future cathédrale ».

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