Le kiosque du Tapis Vert, une histoire centenaire

Publié le 28 septembre 2026

Au début du 20e siècle, les Sénonais avaient l’habitude de venir festoyer sur les Promenades au son de la musique diffusée depuis un kiosque mobile en fer et en bois, construit en 1892 et également appelé « chapiteau mobile ».

Quelques décennies plus tard, Étienne Dodet, alors directeur de l’Harmonie municipale, souhaita voir remplacer cette installation par un kiosque fixe. Quatre emplacements furent envisagés : la Caisse d’Épargne, le cours Tarbé, le Clos-le-Roi et le boulevard Maupéou.
Le projet prit véritablement forme en 1936.

Le 14 février, l’architecte G. Colombier fut chargé de sa conception et présenta deux projets : l’un prévoyant un kiosque métallique, l’autre en ciment armé. Le 21 mars, la municipalité du docteur André Dupêchez choisit finalement le béton armé et retint le Tapis Vert comme emplacement.

La construction prit toutefois du retard en raison de l’augmentation du coût des travaux. Le nouveau kiosque fut finalement inauguré le 15 avril 1937, offrant aux musiciens de l’Harmonie municipale un équipement permanent.

Près d’un siècle plus tard, le souhait d’Étienne Dodet pourrait enfin être pleinement exaucé. En 1988 déjà, l’historien sénonais, devenu adjoint au maire de Sens chargé des affaires culturelles, envisageait la rénovation du kiosque et l’aménagement de ses abords. Un projet qui, après plusieurs décennies, a enfin vu le jour.

Le kiosque à musique, trop vétuste, a dû néanmoins être démoli et remplacé par une nouvelle structure quasiment à l’identique et plus large. Les Sénonais poursuivent ainsi cette tradition conviviale, réunis par dizaines sur le tapis vert.

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