16e siècle : Une jeune vierge à l’envie pressante et une coutume absurde

Publié le 14 novembre 2024

Le 29 juin 1535, la « Fête des douze apôtres » bat son plein dans la ville de Sens. Une jeune fille tout de blanc vêtue et censée être vierge monte un cheval à l’allure fière. La cavalière est suivie d’un cortège de douze artisans qui incarnent les apôtres, parcourant la rue Saint-Maximin, aujourd’hui rue de l’Epée. Mais la cérémonie s’arrête brusquement. Prise d’une envie très pressante, la jeune fille était descendue de son cheval. « Ce qui parut très choquant, dit la chronique, dans une personne qui représentait un corps glorieux. » rapporte Théodore Tarbé, imprimeur sénonais siècle et historien local au 19e siècle.

Cette fête fut tout bonnement interdit suite à cet incident, tout comme d’autres cérémonies interrompues par des faits étranges ou de traditions un peu folles dont raffolaient les Sénonais. Le 20 novembre 1538, Jean de Bouron, un chanoine, avait demandé au maire et aux échevins de trouver un crieur pour réveiller les Sénonais trois fois par semaine en agitant une clochette et en clamant : « Réveillez-vous, réveillez-vous gens qui dormez ! Priez Dieu pour les trépassés ». Pour se moquer de cette coutume, certains suivirent le crieur en hurlant : « Réveillez-vous, réveillez-vous, gens qui dormez ! En bons vivants, riez, chantez ».

Publier un commentaire

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.