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	<title>La Gazette s&#233;nonaise</title>
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	<description>La Gazette s&#233;nonaise est un magazine num&#233;rique d&#233;di&#233; &#224; l'histoire de la ville de Sens et des communes aux alentours, leur patrimoine ainsi que l'actualit&#233; du territoire (d&#233;couvertes arch&#233;ologiques, interview d'historiens etc.)</description>
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		<title>La Gazette s&#233;nonaise</title>
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		<title>Marcel Petiot, le serial killer icaunais pendant l'Occupation</title>
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		<dc:creator>La Gazette s&#233;nonaise</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Mars 1946. &#192; Paris, Marcel Petiot compara&#238;t devant la cour d'assises de la Seine. Le proc&#232;s s'ouvre le 18 mars. Jug&#233; pour 27 assassinats, l'ancien m&#233;decin de Villeneuve-sur-Yonne affiche un bilan consid&#233;rablement plus &#233;lev&#233; que Jack l'&#201;ventreur. Au proc&#232;s, il revendique 63 meurtres lors de sa d&#233;fense, pr&#233;tendant avoir &#233;limin&#233; des ennemis de la France. Il sera guillotin&#233; le 25 mai 1946 &#224; la prison de la Sant&#233; &#171; sans que le myst&#232;re de son butin, issu du pillage de ses victimes, ne puisse &#234;tre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://gazettedusenonais.fr/-Chroniques-locales-" rel="directory"&gt;Chroniques &amp; actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L150xH125/petiot2-21a94.jpg?1790411287' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mars 1946. &#192; Paris, Marcel Petiot compara&#238;t devant la cour d'assises de la Seine. Le proc&#232;s s'ouvre le 18 mars. Jug&#233; pour 27 assassinats, l'ancien m&#233;decin de Villeneuve-sur-Yonne affiche un bilan consid&#233;rablement plus &#233;lev&#233; que Jack l'&#201;ventreur. Au proc&#232;s, il revendique 63 meurtres lors de sa d&#233;fense, pr&#233;tendant avoir &#233;limin&#233; des ennemis de la France. Il sera guillotin&#233; le 25 mai 1946 &#224; la prison de la Sant&#233; &lt;i&gt;&#171; sans que le myst&#232;re de son butin, issu du pillage de ses victimes, ne puisse &#234;tre r&#233;solu &#187;&lt;/i&gt; indique le minist&#232;re de la Justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien ne semblait destiner cet homme n&#233; &#224; Auxerre en 1897 &#224; devenir l'une des figures les plus c&#233;l&#232;bres du crime fran&#231;ais. Le parcours de Marcel Petiot est m&#234;me plut&#244;t honorable, mobilis&#233; pendant la Premi&#232;re Guerre mondiale, puis r&#233;form&#233; en 1918 suite &#224; une blessure. Il devient m&#233;decin, b&#233;n&#233;ficiant cursus acc&#233;l&#233;r&#233; gr&#226;ce &#224; un dispositif l&#233;gal d'apr&#232;s-guerre et obtenant son dipl&#244;me avec la mention &#171; tr&#232;s bien &#187; en 1921.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1922, Marcel Petiot s'installe &#224; Villeneuve-sur-Yonne et b&#233;n&#233;ficie rapidement d'une r&#233;putation de m&#233;decin d&#233;vou&#233;. Des t&#233;moignages rapport&#233;s plusieurs d&#233;cennies plus tard &#233;voquent encore un praticien qui &lt;i&gt;&#171; ne faisait pas payer les pauvres &#187;&lt;/i&gt;. La politique lui ouvre &#233;galement ses portes. &#201;lu conseiller municipal en 1925, il devient maire en juillet de l'ann&#233;e suivante, &#224; seulement 28 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais derri&#232;re cette r&#233;ussite, des controverses apparaissent. Sa gestion municipale et sa probit&#233; sont contest&#233;es. Le m&#233;decin s&#233;journe aussi &#224; plusieurs reprises en h&#244;pital psychiatrique pour &#171; anormalit&#233; et inadaptation mentale &#187;. On lui diagnostique en effet des troubles psychiatriques &#224; plusieurs moments de sa vie, notamment lorsqu'il est r&#233;form&#233; en 1918.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcel Petiot est r&#233;voqu&#233; de ses fonctions municipales en septembre 1931. Il sera pourtant de r&#233;&#233;lu en 1928, cette fois en tant que conseiller g&#233;n&#233;ral du canton. En 1934, il est condamn&#233; pour vol de courant &#233;lectrique mais il a d&#233;j&#224; quitt&#233; Villeneuve-sur-Yonne depuis longtemps, install&#233; &#224; Paris.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; que son nom va entrer dans l'histoire criminelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 11 mars 1944, des voisins alertent les autorit&#233;s &#224; cause d'odeurs pestilentielles et de fum&#233;es provenant de son h&#244;tel particulier du 16e arrondissement. La d&#233;couverte est particuli&#232;rement macabre : les enqu&#234;teurs retrouvent les restes de 27 corps, ainsi que 72 valises contenant 655 kg d'objets divers, dont environ 1.760 pi&#232;ces d'habillement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'affaire devient l'un des grands proc&#232;s criminels de l'apr&#232;s-guerre et conna&#238;t un retentissement consid&#233;rable. La presse se passionne notamment pour le retour de Petiot sur les lieux du crime, escort&#233; par les enqu&#234;teurs et cern&#233; par les journalistes. &lt;i&gt;&#171; Petiot, menottes aux mains, y refait le chemin que firent nagu&#232;re ses victimes lorsque, cherchant une sortie hors de France, elles ne trouv&#232;rent que l'entr&#233;e d'une tombe &#187;&lt;/i&gt; peut-on entendre dans l'&#233;dition du journal France Actualit&#233;s de mars 1944.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;decin attirait chez lui essentiellement des personnes qui cherchaient &#224; fuir la France occup&#233;e. Il pr&#233;tendait &#224; l'&#233;poque &#234;tre un grand r&#233;sistant et disposer d'un r&#233;seau capable de les faire passer &#224; l'&#233;tranger. Ses victimes ne repartiront jamais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Drapp&#232;s, le chef s&#233;non derri&#232;re Abraracourcix ?</title>
		<link>https://gazettedusenonais.fr/Et-si-Abraracourcix-et-Drappes-ne-faisaient-qu-un</link>
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		<dc:date>2026-09-18T10:18:26Z</dc:date>
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		<dc:creator>La Gazette s&#233;nonaise</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;es par le sc&#233;nariste Ren&#233; Goscinny et le dessinateur Albert Uderzo, la s&#233;rie de bandes dessin&#233;es Ast&#233;rix fait sensation depuis des d&#233;cennies. Sous un trait d'humour, elles rapportent le courage d'un petit village situ&#233; en Armorique face &#224; la menace romaine. &#192; l'&#233;poque de la guerre des Gaules (de -58 &#224; -51), la r&#233;gion armoricaine -l'actuelle Bretagne- est habit&#233;e par diff&#233;rents peuples celtes, notamment les V&#233;n&#232;tes, les plus puissants du territoire. Ces derniers se r&#233;volt&#232;rent (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://gazettedusenonais.fr/-Chroniques-locales-" rel="directory"&gt;Chroniques locales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L150xH110/puzzle-ravensburger-500-pieces-asterix-and-obelix-937ba.webp?1789825334' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;&#233;es par le sc&#233;nariste Ren&#233; Goscinny et le dessinateur Albert Uderzo, la s&#233;rie de bandes dessin&#233;es Ast&#233;rix fait sensation depuis des d&#233;cennies. Sous un trait d'humour, elles rapportent le courage d'un petit village situ&#233; en Armorique face &#224; la menace romaine. &#192; l'&#233;poque de la guerre des Gaules (de -58 &#224; -51), la r&#233;gion armoricaine -l'actuelle Bretagne- est habit&#233;e par diff&#233;rents peuples celtes, notamment les V&#233;n&#232;tes, les plus puissants du territoire. Ces derniers se r&#233;volt&#232;rent courageusement avant d'&#234;tre d&#233;finitivement vaincus en 56 avant J.-C. par la flotte romaine lors d'une m&#233;morable bataille navale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Historiquement, le dernier rempart &#224; l'invasion romaine ne se trouvait donc pas en Armorique. Pour trouver un peuple celte ayant fait trembler Rome &#224; faire p&#226;lir d'envie le petit village d'Ast&#233;rix, il faut d'abord regarder du c&#244;t&#233; de notre propre histoire locale. Un peuple antique, que les S&#233;nonais connaissent bien, s'est rendu c&#233;l&#232;bre d&#232;s le 4e si&#232;cle avant notre &#232;re, lorsque son chef, Brennus, embl&#232;me de la ville de Sens, mena son arm&#233;e jusqu'au c&#339;ur de la cit&#233; romaine pour la mettre &#224; sac : les S&#233;nons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa descendance s'illustra &#233;galement lors de la Guerre des Gaules. Dans ses Commentaires, Jules C&#233;sar fait ainsi l'&#233;loge du &lt;a href=&#034;https://gazettedusenonais.fr/D-Acco-a-Vercingetorix-ou-comment-la-mort-d-un-chef-senonais-a-mene-a-la&#034;&gt;chef S&#233;non Acco&lt;/a&gt;, dont le peuple joua avec les Carnutes un r&#244;le de fer de lance dans l'insurrection. D&#232;s sa nomination en 52 av. J.-C., Vercing&#233;torix s'empressa d'ailleurs de rallier les S&#233;nons, tant leur poids militaire et leur influence &#233;taient grands. Redoutant leur puissance, C&#233;sar choisit pr&#233;cis&#233;ment leur capitale, Agedincum, pour y installer son &#233;tat-major.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On sait que les personnages de Goscinny et Uderzo ont &#233;t&#233; cr&#233;&#233;s &#224; partir de nombreuses r&#233;f&#233;rences, m&#234;lant parodies d'hommes politiques fran&#231;ais et anachronismes gliss&#233;s pour les besoins d'un r&#233;cit antique romanc&#233; &#224; outrance. Mais si l'on devait d&#233;signer le dernier chef gaulois r&#233;sistant lors de cette conqu&#234;te pour incarner Abraracourcix, ne serait-ce pas &lt;a href=&#034;https://gazettedusenonais.fr/Histoire-de-la-place-Drapes-des-chefs-gaulois-a-la-mairie-de-Sens&#034;&gt;Drapp&#232;s&lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce chef S&#233;non &#233;m&#233;rite aura un destin des plus tragiques, au contraire d'Abraracourcix dont la seule crainte est que le ciel ne lui tombe sur la t&#234;te. Mais il n'en fut pas moins l'un des derniers chef gaulois &#224; tomber aux mains des Romains, &#233;galement mentionn&#233; dans les Commentaires sur la Guerre des Gaules. Apr&#232;s la d&#233;faite de Vercing&#233;torix &#224; Al&#233;sia en 52, il prit la t&#234;te de la r&#233;volte, rassemblant une arm&#233;e de plusieurs milliers de rescap&#233;s et de rebelles, et s'associe au chef cadurque Luct&#233;rios afin d'attaquer la province de la Narbonnaise, vaste territoire en forme de croissant qui s'&#233;tendait de Toulouse &#224; Gen&#232;ve, englobant tout le littoral m&#233;diterran&#233;en et des cit&#233;s majeures comme Narbonne, N&#238;mes, Arles ou Marseille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais leur plan fut rapidement contr&#233; par le d&#233;ploiement des forces romaines. Les deux chefs gaulois se repli&#232;rent &#224; Uxellodunum, place forte du pays cadurque situ&#233;e sur le Plateau du Puy d'Issolud dans le d&#233;partement du Lot. C'est ainsi que la cit&#233; fut assi&#233;g&#233;e, accul&#233;e par les l&#233;gions romaines, for&#231;ant Drapp&#232;s &#224; s'enfermer dans ce qui deviendra le th&#233;&#226;tre du dernier acte de la guerre des Gaules. Le roi S&#233;non fut captur&#233; et rendit son dernier soupir au fin fond d'une prison, se laissant mourir de faim.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les coll&#233;giens de Saint-Val&#233;rien au c&#339;ur de la cynotechnie militaire</title>
		<link>https://gazettedusenonais.fr/Les-collegiens-de-Saint-Valerien-au-coeur-de-la-cynotechnie-militaire</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Gazette s&#233;nonaise</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les nouvelles g&#233;n&#233;rations rendent hommage &#224; celles et ceux qui ont travers&#233; les conflits d'hier, parfois au prix de leur vie. Dans le sillage de ces parcours marqu&#233;s par le courage et le sens du devoir, certains jeunes choisissent aujourd'hui de s'engager au service des autres et de la s&#233;curit&#233; de la population. Depuis pr&#232;s de dix ans, des centaines de cadets de la s&#233;curit&#233; civile et d'&#233;l&#232;ves engag&#233;s dans les Classes D&#233;fense suivent cette voie citoyenne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque ann&#233;e, le coll&#232;ge du (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://gazettedusenonais.fr/-Patrimoine-lieux-" rel="directory"&gt;Patrimoine &amp; lieux&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L150xH113/img_20260622_183025-783d6.jpg?1789486897' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='113' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les nouvelles g&#233;n&#233;rations rendent hommage &#224; celles et ceux qui ont travers&#233; les conflits d'hier, parfois au prix de leur vie. Dans le sillage de ces parcours marqu&#233;s par le courage et le sens du devoir, certains jeunes choisissent aujourd'hui de s'engager au service des autres et de la s&#233;curit&#233; de la population. Depuis pr&#232;s de dix ans, des centaines de cadets de la s&#233;curit&#233; civile et d'&#233;l&#232;ves engag&#233;s dans les Classes D&#233;fense suivent cette voie citoyenne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, le coll&#232;ge du G&#226;tinais-en-Bourgogne, &#224; Saint-Val&#233;rien, conduit ces jeunes int&#233;ress&#233;s par les m&#233;tiers des forces de l'ordre, des arm&#233;es et des services de secours au-del&#224; des fronti&#232;res de l'Yonne. Ces voyages de m&#233;moire et de d&#233;couverte leur permettent de mieux comprendre l'histoire, les valeurs de l'engagement et les missions de celles et ceux qui veillent sur la Nation.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_558 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://gazettedusenonais.fr/IMG/jpg/img-20260615-wa0018.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/img-20260615-wa0018-fc1bd.jpg?1789486897' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;**La cynotechnie, un savoir-faire militaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les coll&#233;giens sont revenus enrichis de ces immersions et, pour certains, davantage convaincus de leur vocation. Au fil de ces voyages m&#234;lant m&#233;moire et d&#233;couverte des m&#233;tiers de l'engagement, une &#233;tape &#224; Verdun leur a notamment permis de d&#233;couvrir le 132e r&#233;giment d'infanterie de Suippes, r&#233;f&#233;rence dans le domaine cynotechnique militaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Unique unit&#233; de l'arm&#233;e de Terre d&#233;di&#233;e &#224; l'emploi des chiens militaires, le 132e r&#233;giment d'infanterie cynotechnique (RIC) est &#224; la fois l'h&#233;ritier du 132e demi-brigade cr&#233;&#233;e en 1794 et du savoir-faire des formations v&#233;t&#233;rinaires militaires. Le r&#233;giment de Suippes int&#232;gre pleinement la cynotechnie d&#232;s la fin des ann&#233;es 70 lors de sa fusion avec le 24e groupe v&#233;t&#233;rinaire. Devenu Bataillon cynophile de l'arm&#233;e de Terre en 1999, il prend son appellation actuelle le 1er juillet 2019, dans le cadre du mod&#232;le &#171; Au contact &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_557 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://gazettedusenonais.fr/IMG/jpg/img_20260622_183028.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L500xH667/img_20260622_183028-2bd39.jpg?1789486897' width='500' height='667' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Sens en 1921, un film exceptionnel en 35mm</title>
		<link>https://gazettedusenonais.fr/Sens-en-1921-un-film-exceptionnel-en-35mm</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Gazette s&#233;nonaise</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sens le 16 janvier 1921 Panorama de la ville r&#233;alis&#233; par Camille Sauvageot Collection mus&#233;e Albert Kahn Le cin&#233;aste Camille Sauvageot (1889-1961) est n&#233; &#224; Irancy dans l'Yonne. Il est op&#233;rateur cin&#233;matographique de l'arm&#233;e en 1917-1918, travaillant pour la SCPA (Section photographique et cin&#233;matographique de l'arm&#233;e). Apr&#232;s la guerre, il s'engage dans un nouveau projet, Les Archives de la plan&#232;te, initi&#233; par Albert Khan en 1912. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'homme d'affaire avait d&#233;cid&#233; de consacrer sa fortune &#224; un (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://gazettedusenonais.fr/-Chroniques-locales-" rel="directory"&gt;Chroniques locales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L150xH110/capture_d_ecran_2026-05-06_163132-cbec7.png?1789486897' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='110' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Sens le 16 janvier 1921&lt;br class='autobr' /&gt;
Panorama de la ville r&#233;alis&#233; par Camille Sauvageot &lt;br class='autobr' /&gt;
Collection mus&#233;e Albert Kahn&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Le cin&#233;aste Camille Sauvageot (1889-1961) est n&#233; &#224; Irancy dans l'Yonne. Il est op&#233;rateur cin&#233;matographique de l'arm&#233;e en 1917-1918, travaillant pour la SCPA (Section photographique et cin&#233;matographique de l'arm&#233;e). Apr&#232;s la guerre, il s'engage dans un nouveau projet, &lt;i&gt;Les Archives de la plan&#232;te&lt;/i&gt;, initi&#233; par Albert Khan en 1912.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'homme d'affaire avait d&#233;cid&#233; de consacrer sa fortune &#224; un vaste programme de documentation sur le monde, collection inscrite au registre M&#233;moire du Monde de l'UNESCO et pr&#233;serv&#233;e par le mus&#233;e d&#233;partemental Albert-Khan, avec le soutien du le D&#233;partement des Hauts-de-Seine. Son objectif : prot&#233;ger et diffuser le patrimoine documentaire mondial dans toute sa diversit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Camille Sauvageot avait rejoint une &#233;quipe d'une dizaine d'op&#233;rateurs charg&#233;s de collecter des images &#224; travers le monde, exploitant deux inventions des fr&#232;res Lumi&#232;re : le cin&#233;matographe (1895) et l'autochrome (1907). Parmi eux : Albert Dutertre, Auguste L&#233;on, Paul Castelneau ou encore George Chevalier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1928, le cin&#233;aste est le premier &#224; tester le proc&#233;d&#233; cin&#233;matographique de restitution des couleurs dit &#171; Keller-Dorian &#187;. En 1947, il tourne la version couleur du film de Jacques Tati &lt;i&gt;Jour de f&#234;te&lt;/i&gt; gr&#226;ce au syst&#232;me de pellicule gaufr&#233;e Thomson Color.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;video controls width=&#034;650&#034; autoplay &gt; &lt;source src=&#034;https://gazettedusenonais.fr/Docs/Panoramadelaville_AI91072.mp4&#034; type=&#034;video/mp4&#034; /&gt;
&lt;/video&gt;&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Colette Hachen, gardienne de l'histoire du Pays d'Othe</title>
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		<dc:date>2026-04-01T13:15:15Z</dc:date>
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		<dc:creator>La Gazette s&#233;nonaise</dc:creator>



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&lt;p&gt;Rencontre avec Colette Hachen. &#171; Mon p&#232;re a &#233;t&#233; chef de gare &#224; Villemaur-sur-Vanne &#187; raconte Colette Hachen. A 90 ans, cette habitante d'Aix-Villemaur-P&#226;lis, fusion des communes Aix-en-Othe, Palis et de Villemaur-sur-Vanne depuis 2016, est une v&#233;ritable f&#233;rue d'histoire locale. Ancienne institutrice, Colette avait fait ses premi&#232;res armes &#224; Neuville-sur-Vanne en 1957. &#171; Je sortais de l'&#233;cole normale &#187; pr&#233;cise-t-elle. D&#232;s 1965, elle enseigne au sein de l'&#233;cole d'Estissac. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Colette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://gazettedusenonais.fr/-Chroniques-locales-" rel="directory"&gt;Chroniques locales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/20260306-img_20260306_162253-8b7c6.jpg?1789486897' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rencontre avec Colette Hachen.&lt;/strong&gt; &lt;i&gt;&#171; Mon p&#232;re a &#233;t&#233; chef de gare &#224; Villemaur-sur-Vanne &#187;&lt;/i&gt; raconte Colette Hachen. A 90 ans, cette habitante d'Aix-Villemaur-P&#226;lis, fusion des communes Aix-en-Othe, Palis et de Villemaur-sur-Vanne depuis 2016, est une v&#233;ritable f&#233;rue d'histoire locale. Ancienne institutrice, Colette avait fait ses premi&#232;res armes &#224; Neuville-sur-Vanne en 1957. &lt;i&gt;&#171; Je sortais de l'&#233;cole normale &#187; &lt;/i&gt; pr&#233;cise-t-elle. D&#232;s 1965, elle enseigne au sein de l'&#233;cole d'Estissac.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Colette Hachen, le voyage au coeur de l'histoire du Pays d'Othe commence par des recherches en g&#233;n&#233;alogie pour sa famille il y a plus de 40 ans. Des travaux qui s'&#233;tendent au d&#233;partement de l'Yonne, et m&#234;me &#224; la Suisse du c&#244;t&#233; de son mari. Le p&#232;re de ce dernier avait rejoint la France en 1919. Aujourd'hui, Colette conserve son enthousiasme d'antan, toujours tr&#232;s impliqu&#233;e &#233;galement au sein de l'ARPA (animations et recherches en pays Auxois) qu'elle int&#232;gre en 1986.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fid&#232;le &#224; sa passion, Colette Hachen a notamment document&#233; pour le compte de l'ARPA l'histoire de &lt;i&gt;La ligne Troyes-Sens&lt;/i&gt;, section de la ligne Orl&#233;ans-Ch&#226;lons. Un ouvrage qui a r&#233;cemment b&#233;n&#233;fici&#233; d'une r&#233;&#233;dition. Apr&#232;s deux ann&#233;es de recherches intensives, l'auteure s'inscrivait dans la lign&#233;e des historiens du rail icaunais, rejoignant ainsi les travaux de R&#233;mi Couvignou, auteur de &lt;i&gt;Vestiges et R&#233;miniscences du n&#339;ud ferroviaire de Sens&lt;/i&gt;, ainsi que l'expertise de l'historien Georges Ribeill, qui avait apport&#233; sa contribution &#224; cette &#233;dition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; travers ce r&#233;cit ferroviaire, Colette Hachen rappelle le lien profond entre l'Aube et l'Yonne, enracin&#233; dans le Pays d'Othe. Mais surtout, elle redonne vie &#224; cette ligne disparue gr&#226;ce &#224; des t&#233;moignages et des photographies &#233;vocatrices : voies envahies par la nature, gares abandonn&#233;es ou reconverties, vestiges oubli&#233;s. Dernier chef de gare de Villeneuve-l'Archev&#234;que, en fonction de 1975 &#224; 1991, Gilles Rossi &#233;voque avec &#233;motion la fin de cette aventure ferroviaire locale.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_552 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://gazettedusenonais.fr/IMG/jpg/20260306-img_20260306_150839.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/20260306-img_20260306_150839-4d25e.jpg?1789486897' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Jean Maurice, un si&#232;cle de r&#233;sistance</title>
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		<dc:date>2026-02-28T19:54:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Gazette s&#233;nonaise</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; l'aube de ses 102 ans, Jean Maurice est l'un des derniers t&#233;moins des camps de concentration allemands de la Seconde guerre mondiale. En mai 2024, il &#233;tait l'invit&#233; d'honneur de Dominique Chappuit, maire de la commune de Rosoy o&#249; il r&#233;side. Vendredi dernier, il narrait son histoire au sein de la r&#233;sidence L'Orangerie, dans un d&#233;cor sp&#233;cialement cr&#233;&#233; pour l'occasion : un v&#233;ritable petit studio d'enregistrement mis en place par Fabio Chapotot, &#224; la t&#234;te de La Canette Prod. Les nombreuses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://gazettedusenonais.fr/-Chroniques-locales-" rel="directory"&gt;Chroniques locales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L150xH99/20260227-dsc_0046-e23a2.jpg?1789486897' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='99' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; l'aube de ses 102 ans, Jean Maurice est l'un des derniers t&#233;moins des camps de concentration allemands de la Seconde guerre mondiale. En mai 2024, il &#233;tait l'invit&#233; d'honneur de Dominique Chappuit, maire de la commune de Rosoy o&#249; il r&#233;side. Vendredi dernier, il narrait son histoire au sein de la r&#233;sidence L'Orangerie, dans un d&#233;cor sp&#233;cialement cr&#233;&#233; pour l'occasion : un v&#233;ritable petit studio d'enregistrement mis en place par Fabio Chapotot, &#224; la t&#234;te de La Canette Prod. Les nombreuses anecdotes de Jean Maurice ont ainsi &#233;t&#233; immortalis&#233;es, un r&#233;cit anim&#233; par S&#233;verine, responsable des activit&#233;s de la r&#233;sidence qui r&#234;vait de rencontrer un ancien d&#233;port&#233;, et enrichi par des pr&#233;cisions historiques de son ami Claude Prieur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;**Un r&#233;sistant dans l'&#226;me&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En juin 1940, &#224; seulement 16 ans, Jean Maurice signe son premier acte de r&#233;bellion en s'opposant &#224; l'&#233;vacuation de la carri&#232;re d'extraction de sable o&#249; il travaille. L'arm&#233;e allemande l'avait r&#233;quisitionn&#233;e pour des essais de tir au canon. &lt;i&gt;&#171; Ce que je refusais cat&#233;goriquement &#187;&lt;/i&gt; s'indigne encore l'ancien r&#233;sistant. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sa d&#233;termination s'intensifie un an plus tard lorsqu'il rencontre par hasard un groupe de jeunes au cin&#233;ma, tous membres du r&#233;seau de R&#233;sistance Buckmaster. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Calme toi, fais comme si de rien n'&#233;tait &#187;&lt;/i&gt; lui avait fortement sugg&#233;r&#233; son p&#232;re, en vain. Jean Maurice s'engage corps et &#226;me dans cette cause, notamment en charge du transport d'armes et du sabotage des op&#233;rations allemandes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le 25 novembre 1943, une trahison interne par un p&#233;tainiste provoque la chute du r&#233;seau de r&#233;sistants du d&#233;partement de la Sarthe. Arr&#234;t&#233; chez lui par la Gestapo et incarc&#233;r&#233; &#224; Angers pendant 54 jours, Jean-Maurice tente de s'&#233;chapper, une audace qui lui vaut le cachot. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; Je ne sais pas ce que c'est que la peur, &#231;a ne m'impressionnait pas du tout &#187;&lt;/i&gt; confie l'intr&#233;pide Jean Maurice.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;**L'enfer du voyage en train &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'histoire prend une tournure tragique en janvier 1944 : apr&#232;s un transfert &#224; Compi&#232;gne, il est d&#233;port&#233; dans le camp de concentration de Buchenwald le 26. &lt;i&gt;&#171; Je ne m'attendais pas &#224; atterrir dans un camp de concentration un jour, mais c'est comme &#231;a &#187; &lt;/i&gt; poursuit Jean Maurice, r&#233;sign&#233;, mais toujours avec la m&#234;me force de caract&#232;re. Entre les mains des Allemands, il n'a m&#234;me jamais dit un mot sur les actions du r&#233;seau de R&#233;sistance, feintant l'ignorance totale pendant les interrogatoires. &lt;i&gt;&#171; Il faut faire l'idiot des fois &#187;&lt;/i&gt; ajoute Jean Maurice, que m&#234;me la torture n'avait pas fait flancher : &lt;i&gt;&#171; des coups j'en ai eu, ils &#233;taient violents, ils ont cass&#233; la table sur laquelle j'&#233;tais allong&#233; &#224; cause des coups de trique qu'ils m'ont donn&#233;s &#187;&lt;/i&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Jean Maurice se souvient d'un tr&#232;s long trajet en train jusqu'au camp de Buchenwald. Une centaine de personnes &#233;taient amass&#233;e dans des wagons &#224; b&#233;tail totalement ferm&#233;s. Cette foule &#233;tait accabl&#233;e par la chaleur et oblig&#233;e de se d&#233;shabiller, affaiblie par l'absence d'eau et de nourriture. Impossible de s'&#233;vader. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; La sueur collait le long des parois en fer tellement il y avait l'humidit&#233; de l'air qu'on respirait. Je l'ai l&#233;ch&#233;e, oui, pour arriver &#224; tenir debout &#187;&lt;/i&gt;. La moiti&#233; d'entre eux, les plus fragiles, a succomb&#233; d'&#233;puisement pendant le voyage.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;**Matricule KLB 43932 &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ceux qui ont surv&#233;cu &#224; la chaleur &#233;touffante et &#224; l'humidit&#233; des wagons sont jet&#233;s nus sur la place d'appel de Buchenwald, camp o&#249; ont p&#233;ri plus de 56.000 prisonniers. Ironie tragique de l'histoire, le nom du site signifie litt&#233;ralement &#171; for&#234;t de h&#234;tres &#187; en allemand. Pourtant, de la douceur sylvestre de la colline de l'Ettersberg, il ne reste rien pour les d&#233;port&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Situ&#233; &#224; 490 m&#232;tres d'altitude, ce camp est l'un des plus grands Kommandos &#233;tablis par les nazis en 1937, d'une surface d'environ 200 hectares. La neige recouvre le sol de Buchenwald et un vent glacial souffle sur la colline de l'Ettersberg, accentuant la sensation de froid d&#233;j&#224; intense. &lt;i&gt;&#171; Silence complet sur la place en attendant d'&#234;tre enregistr&#233; &#187;&lt;/i&gt;. A leur arriv&#233;e, les nazis remettent &#224; chacun des prisonniers un morceau de tissu en forme de triangle qu'ils doivent imm&#233;diatement coudre sur leur uniforme. On leur fournit fil et aiguille. Jean Maurice disparait ainsi sous le matricule KLB 43932. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; 5h du matin, lev&#233;, pour aller chercher le ravitaillement. Il y avait des cuisines allemandes qui ravitaillaient et le camp, et les Allemands. Parce qu'en plus de nous, il y avait &#233;galement &#224; peu pr&#232;s 20.000 Allemands qui faisaient leur service militaire, engag&#233;s ou non &#187;&lt;/i&gt; raconte &#233;galement Jean Maurice. Les prisonniers travaillaient du matin au soir, &#233;galement dans une usine d'armes, situ&#233;e &#224; proximit&#233;. &lt;i&gt;&#171; Il leur fallait 60.000 fusils lorsqu'ils ont attaqu&#233; le sud de la France &#187;&lt;/i&gt; pr&#233;cise Jean Maurice. A leur retour au camp, apr&#232;s l'appel, ils recevaient une ration de pain. &lt;i&gt;&#171; Chacun passait de son c&#244;t&#233;, en colonne naturellement &#187;&lt;/i&gt;, des claquettes aux pieds, renforc&#233;es par des semelles en bois.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;**Le camp souterrain infernal&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En septembre 1944, Jean Maurice est transf&#233;r&#233; dans le camp Dora-Mittelbau, &#224; 200 m&#232;tres de profondeur. Cette usine, situ&#233;e pr&#232;s de la ville de Nordhausen, &#233;tait consacr&#233;e &#224; la fabrication d'armes sp&#233;ciales : le V1, un petit avion monomoteur, et le V2, une grosse fus&#233;e balistique, pr&#233;curseur de la fus&#233;e spatiale. &lt;i&gt;&#171; On a une bonne image : Tintin sur la Lune &#187;&lt;/i&gt; s'amuse Claude Prieur dont le p&#232;re avait &#233;galement rejoint la R&#233;sistance. &lt;i&gt;&#171; Les Anglais se souviennent tr&#232;s bien des V1 parce que quand ils l'entendaient, &#231;a allait. Quand le moteur s'arr&#234;tait et qu'ils ne l'entendaient plus, le V1 tombait sur les agglom&#233;rations &#187;&lt;/i&gt; pr&#233;cise-t-il &#233;galement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ce camp aussi, on sert &#233;galement de maigres portions aux d&#233;port&#233;s, tous assaillis par la faim, m&#234;me si leur corps semblait s'&#234;tre adapt&#233; au bout de quelques jours comme l'affirme Jean Maurice. &lt;i&gt;&#171; En rentrant, je faisais 33 kilos. En quinze jours, je suis arriv&#233; &#224; 90 kilos. Je mangeais, je mangeais, je mangeais &#187;&lt;/i&gt; raconte-t-il. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et si d'aventure certains &#233;taient surpris en plein sabotage, ils &#233;taient ex&#233;cut&#233;s sur-le-champ. Jean-Maurice se souvient d'ex&#233;cutions sommaires pratiqu&#233;es &lt;i&gt;&#171; cinq par cinq &#187;&lt;/i&gt;. Il se rappelle aussi avoir rencontr&#233; Heinrich Himmler, sinistre chef de la garde rapproch&#233;e de Hitler, de la police et de la Gestapo, ma&#238;tre d'&#339;uvre de la Shoah : &#171; &lt;i&gt; Je me suis mis au garde &#224; vous parce qu'il le fallait &#187;&lt;/i&gt; conc&#232;de celui qui n'acceptait pourtant aucun ordre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;**L'horrible sorci&#232;re de Buchenwald&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les &#226;mes les plus sensibles auront certainement eu quelques difficult&#233;s &#224; entendre cette histoire, ant&#233;rieure &#224; l'arriv&#233;e de Jean Maurice, une histoire &#224; glacer le sang. D'un sadisme sans nom, Ilse Koch participait &#224; la terreur instaur&#233;e par son &#233;poux Karl Otto Koch, premier commandant du camp jusqu'en 1942. Surnomm&#233;e aussi &#171; la chienne de Buchenwald &#187; pour ses nombreuses aventures avec d'autres officiers SS, elle d&#233;ambulait dans le camp, notamment au moment de l'appel, &#171; afin que les hommes la regardent &#187; comme l'explique S&#233;verine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle s&#233;lectionnait les prisonniers tatou&#233;s afin qu'ils soient tu&#233;s par empoisonnement et ainsi recueillir leur peau destin&#233;e &#224; la fabrication d'abat-jours, qu'elle collectionnait. &lt;br class='autobr' /&gt;
Karl Otto et Ilse Koch sont arr&#234;t&#233;s en ao&#251;t 1943 par la SS elle-m&#234;me, accus&#233;s de d&#233;tournements de fonds et de meurtres de t&#233;moins g&#234;nants. Karl Otto Koch est reconnu coupable en d&#233;cembre 1944 par un Tribunal nazi et fusill&#233; en avril 1945.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ilse Koch &#233;chappe &#224; la sentence, faute de preuve. Plus tard, elle est arr&#234;t&#233;e par les Am&#233;ricains et jug&#233;e par le Tribunal militaire de Dachau lors du proc&#232;s de Buchenwald, puis condamn&#233;e &#224; perp&#233;tuit&#233; en 1947. Sa peine est finalement r&#233;duite &#224; quatre ans de prison en 1948 par le g&#233;n&#233;ral Lucius Clay, par manque de preuves formelles pour les objets en peau humaine. Mais en 1951, elle est jug&#233;e une seconde fois pour incitation au meurtre et condamn&#233;e &#224; la perp&#233;tuit&#233;. Enferm&#233;e dans la prison d'Aichach, elle met fin &#224; ses jours le 1er septembre 1967, &#224; l'&#226;ge de 60 ans.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;**La m&#233;moire sans haine &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; J'ai essay&#233; d'oublier, j'ai jamais pu &#187;&lt;/i&gt; confie Jean Maurice, toujours en proie &#224; des cauchemars, surtout lorsqu'il &#233;voque cette sombre p&#233;riode de sa vie. Pour autant, Jean Maurice raconte l'horreur des camps de concentration sans aucune col&#232;re, aucune ranc&#339;ur. Forc&#233; &#224; l'&#233;poque de respecter les nazis, il excluait toute insulte de son vocabulaire. Apr&#232;s son emprisonnement, il a toujours observ&#233; cette ligne de conduite, convaincu que &lt;i&gt;&#171; la vie doit continuer &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;&#171; J'ai gard&#233; l'espoir de m'en sortir et je m'en suis sorti &#187; &lt;/i&gt; confie Jean Maurice, particuli&#232;rement marqu&#233; par cette privation de libert&#233;. Apr&#232;s avoir surv&#233;cu &#224; l'innommable, il conserve &#233;galement une confiance intacte en l'humain. Arm&#233; d'une patience exemplaire, il a su naviguer dans l'horreur gr&#226;ce &#224; une intuition salvatrice, s&#233;parant d'instinct les tra&#238;tres des compagnons d'infortune.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_550 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;50&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://gazettedusenonais.fr/IMG/jpg/20260227-img_20260227_161356_1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/20260227-img_20260227_161356_1-8f2eb.jpg?1789486897' width='500' height='281' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Claude Prieur, S&#233;verine Maupetit et Jean Maurice
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_547 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;31&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://gazettedusenonais.fr/IMG/jpg/20260227-dsc_0060.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L500xH331/20260227-dsc_0060-b843e.jpg?1789486897' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Claude Prieur et Jean Maurice
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_document_548 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;15&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://gazettedusenonais.fr/IMG/jpg/20260227-dsc_0077.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L500xH331/20260227-dsc_0077-4aaa4.jpg?1789486897' width='500' height='331' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Claude Prieur
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Froid, faim et col&#232;re : Sens au bord de la R&#233;volution</title>
		<link>https://gazettedusenonais.fr/Froid-faim-et-colere-Sens-au-bord-de-la-Revolution</link>
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		<dc:date>2025-12-20T09:44:24Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Gazette s&#233;nonaise</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un froid s'installe d&#232;s le mois de novembre 1788, apr&#232;s un &#233;t&#233; particuli&#232;rement &#233;prouvant ayant entrain&#233; de mauvaises r&#233;coltes et fragilis&#233; la population. Jusqu'en janvier 1789, les temp&#233;ratures chutent &#224; des niveaux exceptionnels, d&#233;passant parfois les -15 &#176;C. Les cultures sont gel&#233;es, les rivi&#232;res prises par la glace, paralysant les transports fluviaux indispensables &#224; l'approvisionnement de la ville. Le prix du bl&#233;, et a fortiori du pain, s'envole, accentuant les difficult&#233;s quotidiennes (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://gazettedusenonais.fr/-Chroniques-locales-" rel="directory"&gt;Chroniques locales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L150xH115/sens__yonne__-_palais_archiepiscopal_-_musees_-_la_visite_a_la_ferme2-98ad1.jpg?1789486897' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='115' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un froid s'installe d&#232;s le mois de novembre 1788, apr&#232;s un &#233;t&#233; particuli&#232;rement &#233;prouvant ayant entrain&#233; de mauvaises r&#233;coltes et fragilis&#233; la population. Jusqu'en janvier 1789, les temp&#233;ratures chutent &#224; des niveaux exceptionnels, d&#233;passant parfois les -15 &#176;C. Les cultures sont gel&#233;es, les rivi&#232;res prises par la glace, paralysant les transports fluviaux indispensables &#224; l'approvisionnement de la ville. Le prix du bl&#233;, et a fortiori du pain, s'envole, accentuant les difficult&#233;s quotidiennes des habitants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le royaume est alors confront&#233; &#224; une grave crise &#233;conomique -mais &#233;galement politique car l'absolutisme est remis en cause. Le roi, Louis XVI, d&#233;cide alors d'organiser des Etats g&#233;n&#233;raux, dont l'ouverture est pr&#233;vue le 5 mai 1789 &#224; Versailles. L'objectif est de r&#233;unir les trois ordres (clerg&#233;, noblesse et tiers &#233;tat), seuls &#224; pouvoir d&#233;cider de la lev&#233;e de nouveaux imp&#244;ts et engager la r&#233;forme du pays. &#192; Sens, c'est dans ce contexte de crise financi&#232;re, climatique, agricole et sociale aigu&#235; que se tient l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale du Tiers-&#201;tat, le mercredi 25 f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;unis &#224; l'H&#244;tel de Ville autour du maire, Michel-Armand Sallot des Varennes, les officiers municipaux et de nombreux habitants sont convoqu&#233;s &lt;i&gt;&#171; par billets et au son du tambour &#187;&lt;/i&gt;. L'assembl&#233;e a pour principal objet l'organisation du Tiers-&#201;tat dans le cadre de la convocation de ces &#201;tats g&#233;n&#233;raux : modalit&#233;s d'&#233;lection des d&#233;put&#233;s, pr&#233;paration du cahier de dol&#233;ances, et affirmation de la l&#233;gitimit&#233; de la commune face aux contestations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car, dans les jours pr&#233;c&#233;dents, plusieurs repr&#233;sentants des ordres privil&#233;gi&#233;s (clercs, officiers de justice et nobles locaux) ont d&#233;pos&#233; une protestation officielle. Ils affirment avoir &#233;t&#233; menac&#233;s lors d'une assembl&#233;e ant&#233;rieure, le 22 f&#233;vrier, et d&#233;clarent ne plus pouvoir assister aux r&#233;unions sans danger, allant jusqu'&#224; contester la validit&#233; de toutes les d&#233;cisions prises depuis cette date.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Tiers-&#201;tat s&#233;nonais rejette ces accusations avec vigueur qu'il juge mensong&#232;res et insultantes, et y voit une tentative d&#233;lib&#233;r&#233;e de discr&#233;diter l'autorit&#233; municipale par des man&#339;uvres judiciaires et politiques. Selon lui, les privil&#233;gi&#233;s ont pris part normalement aux d&#233;bats et aux votes. Pire encore, ce sont certains d'entre eux qui auraient provoqu&#233; les troubles : insultes envers le maire, tentative de saisie des registres municipaux, agitation volontaire et m&#233;pris affich&#233; envers le peuple, qualifi&#233; de &lt;i&gt;&#171; canaille &#187;&lt;/i&gt;, de &lt;i&gt;&#171; brutes &#187;&lt;/i&gt; et de &lt;i&gt;&#171; chevaux &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le proc&#232;s-verbal de cette assembl&#233;e restitue une violence verbale in&#233;dite, r&#233;v&#233;latrice d'une rupture sociale d&#233;sormais consomm&#233;e. &#192; Sens, la R&#233;volution ne se profile pas seulement comme un &#233;v&#233;nement national : elle s'enracine dans des tensions locales anciennes, opposant depuis plusieurs ann&#233;es le corps de ville aux &#233;lites privil&#233;gi&#233;es, notamment autour des questions fiscales et de gouvernance municipale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux catastrophes climatiques et agricoles s'ajoutent ainsi de profondes tensions sociales, &#233;conomiques et politiques, qui nourrissent une radicalisation du discours local. Le Tiers-&#201;tat oppose le sacrifice patriotique des habitants au refus des privil&#233;gi&#233;s d'abandonner leurs exemptions. Les S&#233;nonais se pr&#233;sentent comme de &lt;i&gt;&#171; meilleurs Fran&#231;ais &#187;&lt;/i&gt;, loyaux envers le roi mais d&#233;termin&#233;s &#224; d&#233;fendre l'&#233;galit&#233; devant l'imp&#244;t. Certains gestes frappent les esprits : un manouvrier propose de consacrer 15 sous sur 20 de son salaire quotidien aux imp&#244;ts, tandis qu'un tailleur offre de renoncer &#224; une rente annuelle de 450 livres pour soulager la commune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la veille de 1789, Sens est d&#233;j&#224; entr&#233;e dans une phase de contestation port&#233;e par la p&#233;nurie de pain et le rejet des privil&#232;ges. La ville s'inscrit pleinement dans la dynamique r&#233;volutionnaire, qui la conduira ensuite vers un esprit r&#233;solument r&#233;publicain.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>H&#244;tel de Bourgogne : le menu, s'il vous plait !</title>
		<link>https://gazettedusenonais.fr/Hotel-de-Bourgogne-le-menu-s-il-vous-plait</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Gazette s&#233;nonaise</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'une des abonn&#233;es de La Gazette a d&#233;cid&#233;ment de petites p&#233;pites dans son grenier, apr&#232;s un contrat d'abonnement au r&#233;seau &#233;lectrique de Sens des ann&#233;es 20, voici en exclusivit&#233; un menu de l'ancien h&#244;tel de Bourgogne du 2 septembre 1913. Un grand merci &#224; Delphine Laperteaux pour ce partage. &lt;br class='autobr' /&gt;
Situ&#233; au 49-51 rue Th&#233;nard, anciennement rue de la Parcheminerie, cet h&#244;tel-restaurant &#233;tait la propri&#233;t&#233; de la famille Jeubert depuis les ann&#233;es 1830. Etienne Dodet indique d'ailleurs que le lieu avait (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://gazettedusenonais.fr/-Chroniques-locales-" rel="directory"&gt;Chroniques locales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L150xH97/572961646_1408189021316172_8052080059873989559_n-c0309.jpg?1789486897' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'une des abonn&#233;es de La Gazette a d&#233;cid&#233;ment de petites p&#233;pites dans son grenier, apr&#232;s un contrat d'abonnement au r&#233;seau &#233;lectrique de Sens des ann&#233;es 20, voici en exclusivit&#233; un menu de l'ancien h&#244;tel de Bourgogne du 2 septembre 1913. Un grand merci &#224; Delphine Laperteaux pour ce partage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233; au 49-51 rue Th&#233;nard, anciennement rue de la Parcheminerie, cet h&#244;tel-restaurant &#233;tait la propri&#233;t&#233; de la famille Jeubert depuis les ann&#233;es 1830. Etienne Dodet indique d'ailleurs que le lieu avait pris le nom d'h&#244;tel de Bourgogne avant 1900. L'h&#244;tel a donc appartenu &#224; Jean-Louis Jeubert en 1846, puis &#224; Jean-Baptiste Jeubert en 1870 qui le c&#233;da &#224; son fils Albert en 1875. Il fut aussi g&#233;r&#233; par l'&#233;pouse de ce dernier, Victorine Renault, &#224; partir de 1885. La famille tenta de le vendre en 1887, sans succ&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'h&#244;tel de Bourgogne b&#233;n&#233;ficia de quelques travaux au d&#233;but du 20e si&#232;cle dont la construction d'un balcon en fer forg&#233;, sur la partie qui donnait sur la rue des Trois Croissants. Etienne Dodet mentionne aussi l'ouverture d'un auto-garage &#034;avec m&#233;canicien au service de la client&#232;le&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son ouvrage La vie l&#233;gendaire, Fran&#231;ois Th&#233;nard pr&#233;cise qu'&#224; l'&#233;poque, chaque h&#244;tel poss&#233;dait un service d'omnibus qui attendaient les clients &#224; la gare. Il &#233;crit m&#234;me : &#034;Gageons que quand ces omnibus d'abord hippomobiles devinrent automobiles, l'h&#244;tel de Bourgogne donna l'exemple de la modernisation&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s 1908, l'h&#244;tel est c&#233;d&#233; &#224; Magdaleinat, puis &#224; Oscar Trognon en 1919 qui le dirigea jusqu'en 1955. &#034;Durant cette longue p&#233;riode, l'h&#244;tel de Bourgogne re&#231;oit principalement des voyageurs de commerce, organise des banquets de corps, des repas de famille et de premi&#232;re communion&#034; &#233;crit l'historien local. Andr&#233; Desnoues prend la rel&#232;ve en 1956, puis sa veuve, jusqu'en 1989. Puis, leur successeur Jean-Fran&#231;ois Bouquillon le transformera en un simple h&#244;tel, sans restaurant, et le renommera h&#244;tel Brennus.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_539 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://gazettedusenonais.fr/IMG/jpg/menu_hotel_de_bourgogne.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L463xH830/menu_hotel_de_bourgogne-18188.jpg?1789486897' width='463' height='830' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_541 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L500xH439/582236027_748070621636631_221864565093330801_n-d4c94.jpg?1789486898' width='500' height='439' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fameuse Galette Chicouet de Paron</title>
		<link>https://gazettedusenonais.fr/La-fameuse-Galette-Chicouet-de-Paron</link>
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		<dc:date>2025-10-18T11:53:01Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>La Gazette s&#233;nonaise</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Paron &#233;tait autrefois r&#233;put&#233;e pour sa Galette Chicouet, une d&#233;licieuse galette feuillet&#233;e que l'on pouvait d&#233;guster encore chaude, avec un petit chablis bien frais s'il en en croit les auteurs des volumes consacr&#233;s &#224; l'histoire de la commune (Paron, d'un village rural &#224; une commune moderne). Etienne Dodet lui consacra m&#234;me un ouvrage. Ce produit, qui coutait 5 sous en 1914, &#233;tait &#233;galement vendu sous le march&#233; couvert. Il fit d'ailleurs la renomm&#233;e de la maison Chicouet bien au-del&#224; de Sens (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://gazettedusenonais.fr/-Chroniques-locales-" rel="directory"&gt;Chroniques locales&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L150xH96/163_001-c7906.jpg?1789486898' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='96' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Paron &#233;tait autrefois r&#233;put&#233;e pour sa Galette Chicouet, une d&#233;licieuse galette feuillet&#233;e que l'on pouvait d&#233;guster encore chaude, avec un petit chablis bien frais s'il en en croit les auteurs des volumes consacr&#233;s &#224; l'histoire de la commune (&lt;i&gt;Paron, d'un village rural &#224; une commune moderne&lt;/i&gt;). Etienne Dodet lui consacra m&#234;me un ouvrage. Ce produit, qui coutait 5 sous en 1914, &#233;tait &#233;galement vendu sous le march&#233; couvert. Il fit d'ailleurs la renomm&#233;e de la maison Chicouet bien au-del&#224; de Sens et des d&#233;partements limitrophes. Fond&#233;e en 1861 par Louis Th&#233;odore Chicouet, l'enseigne &#233;tait devenue le rendez-vous dominical des S&#233;nonais. Les enfants s'y retrouvaient avec leurs parents plut&#244;t le jeudi. Pour la petite histoire, les Chicouet sont originaires de Gron. Jean Chicouet s'&#233;tait install&#233; &#224; Paron au 18e si&#232;cle pour y cultiver des &lt;a href=&#034;https://gazettedusenonais.fr/Les-vignes-senonaises-de-l-oubli-a-la-renaissance&#034;&gt;vignes&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Situ&#233;e au 6 avenue de la Libert&#233;, sur le Rond-Point qui porte son nom aujourd'hui, la maison Chicouet dut stopper son activit&#233; en 1974 faute de successeur et certainement avec grand regret. &lt;i&gt;&#171; Je me suis arr&#234;t&#233; car j'avais largement pass&#233; l'&#226;ge de la retraite. Oui, j'aimais ce m&#233;tier et la maison de mes anc&#234;tre &#187;&lt;/i&gt; avait confi&#233; Georges Chicouet (1906-1985) aux &#233;l&#232;ves d'une classe de CM2 qui l'avaient interrog&#233; au d&#233;but des ann&#233;es 80. La Galette Chicouet attirait un &lt;i&gt;&#171; tr&#232;s grand nombre de clients &#224; cette &#233;poque le dimanche. Il y avait d'autres g&#226;teaux, brioches, pithiviers, goug&#232;res, sabl&#233;s &#187;&lt;/i&gt; avait-il r&#233;pondu aux &#233;l&#232;ves curieux de connaitre la quantit&#233; de galettes vendues chaque dimanche. &lt;i&gt;&#171; Les gens venaient &#224; pied en venant par Saint-Bond et retour par le bord de l'Yonne &#187;&lt;/i&gt; racontait aussi le p&#226;tissier. Et a priori, pour la recette, le secret semblait r&#233;sider dans le p&#233;trissage &#224; la main. Georges Chicouet &#233;voquait, non sans une pointe de myst&#232;re, &lt;i&gt;&#171; une certaine fa&#231;on de travailler la p&#226;te et de la cuire &#187;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Galette Chicouet avait m&#234;me fait l'objet d'une chanson dont le refrain s'entonne ainsi selon les archives du Club Philat&#233;lique de Sens :&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_538 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;60&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://gazettedusenonais.fr/IMG/jpg/chanson-galette.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L500xH349/chanson-galette-7bfcb.jpg?1789486898' width='500' height='349' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Chanson de la Galette de Paron, Club Philat&#233;lique S&#233;nonais
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La chanson &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ah ! Quel temps splendide !&lt;br class='autobr' /&gt;
Le ciel est limpide ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Allons donc&lt;br class='autobr' /&gt;
A Paron,&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#232;s de Sens, il y fait bon.&lt;br class='autobr' /&gt;
A ce gai village,&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut, c'est l'usage,&lt;br class='autobr' /&gt;
Accourir&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans faillir&lt;br class='autobr' /&gt;
Et nous y faire servir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Refrain :&lt;br class='autobr' /&gt;
La Galette !&lt;br class='autobr' /&gt;
La Galette de Paron&lt;br class='autobr' /&gt;
Dont Chicouet, le gai luron,&lt;br class='autobr' /&gt;
Garde la recette&lt;br class='autobr' /&gt;
La bonne Galette !&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous en la mangeant, buvons,&lt;br class='autobr' /&gt;
Puis en l'arrosant, trinquons (bis)&lt;br class='autobr' /&gt;
Et chantons&lt;br class='autobr' /&gt;
La Galette !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1914 : Parmi les soldats accueillis &#224; Sens, Joseph Raidl</title>
		<link>https://gazettedusenonais.fr/1914-Parmi-les-soldats-accueillis-a-Sens-Joseph-Raidl</link>
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		<dc:date>2025-08-03T06:56:19Z</dc:date>
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		<dc:creator>La Gazette s&#233;nonaise</dc:creator>



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&lt;p&gt;Contribution de Claude Blancheteau &lt;br class='autobr' /&gt; Extrait du journal de Joseph Raidl, employ&#233; de commerce n&#233; &#224; Paris en 1881. Journal &#233;crit sur la p&#233;riode d'ao&#251;t &#224; d&#233;cembre 1914. Sens accueille une nouvelle population compos&#233;e de soldats en attente d'affectation sur le front, comme en t&#233;moigne cet extrait du journal d'un jeune appel&#233; ayant quitt&#233; sa famille &#224; Paris le 11 ao&#251;t. Joseph Raidl int&#232;gre le 168e R&#233;giment d'Infanterie en septembre : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; D&#233;part de Paris &#224; 12h55, entass&#233;s dans un wagon &#224; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='https://gazettedusenonais.fr/local/cache-vignettes/L150xH125/joseph_raidl-1ce41.jpg?1789486898' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='125' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contribution de Claude Blancheteau&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait du journal de Joseph Raidl, employ&#233; de commerce n&#233; &#224; Paris en 1881. Journal &#233;crit sur la p&#233;riode d'ao&#251;t &#224; d&#233;cembre 1914. Sens accueille une nouvelle population compos&#233;e de soldats en attente d'affectation sur le front, comme en t&#233;moigne cet extrait du journal d'un jeune appel&#233; ayant quitt&#233; sa famille &#224; Paris le 11 ao&#251;t. Joseph Raidl int&#232;gre le 168e R&#233;giment d'Infanterie en septembre :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; D&#233;part de Paris &#224; 12h55, entass&#233;s dans un wagon &#224; bestiaux. Arriv&#233;e &#224; Sens &#224; 5h10 du matin. L'apr&#232;s-midi, petit exercice de trois &#224; quatre heures, suivi d'une baignade dans la Vanne : eau fra&#238;che, courant fort, excellente sensation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Difficile de trouver &#224; manger, la plupart des restaurants sont ferm&#233;s. Finalement, on d&#233;couvre un petit &#233;tablissement Place Victor-Hugo, tenu par un patron au style &#171; Bruant &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;veil &#224; 5h. Organisation de la compagnie : le premier peloton reste au moulin. Un d&#233;tachement est envoy&#233; &#224; Pont-sur-Yonne pour surveiller les voies ferr&#233;es. Le soir, je suis d&#233;sign&#233; pour une corv&#233;e &#224; la manutention &#8212; une t&#226;che int&#233;ressante : fabrication du pain pour les troupes, br&#251;lage du caf&#233;, chargement des wagons, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le lendemain matin, nouvelle corv&#233;e &#224; la manutention : quatre wagons de pain, chacun charg&#233; de 5 000 pi&#232;ces. Le soir, d&#238;ner en ville et visite de la cath&#233;drale. Nous montons dans la tour, juste sous les cloches : vue magnifique. Nous visitons aussi le tr&#233;sor.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;veil &#224; 8h. D&#233;m&#233;nagement du moulin Domange &#224; l'usine Bazin. D&#233;part vers 5h, &#224; moiti&#233; repos&#233;s. Nous traversons plusieurs villages aux noms &#224; particules, comme Fontaine-Fourche. Les habitants, tr&#232;s accueillants, nous attendent avec des seaux de lait, des &#339;ufs, des pommes, du vin, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous arrivons &#224; Tra&#238;nel, o&#249; nous devons cantonner le soir. Mais &#224; peine install&#233;s, nous repartons &#224; 1,5 km pour creuser des tranch&#233;es dans les champs, face &#224; la vall&#233;e de la L&#232;ve, en direction de Paris... &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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